Management de l’Europe : Vers une Renaissance ?

Management de l’Europe : Vers une Renaissance* ?

Sous la direction de Marc Halévy et la participation d’Edgar Morin

europeA ses débuts, l’Europe était une mosaïque de peuples et de cultures mais…aujourd’hui l’Union Européenne n’est plus qu’un assemblage mécanique sans âme. Les états qui la constituent ne jouent que la carte de leurs intérêts nationaux. Partout l’Europe est devenue le bouc émissaire : quoiqu’il advienne, c’est la faute de la commission européenne, de Bruxelles ou des fonctionnaires technocrates.

Alors, qu’est ce qui arrive à l’Europe ? Quelle Europe aurons-nous demain et de quelle Europe hériterons nos enfants et nos petits-enfants ? Une Europe pour qui ? ou encore une Europe pour quoi ?

L’ouvrage ci-dessus, écrit à plusieurs mains, témoigne de la complexité des questions évoquées et c’est un véritable défi que les différents auteurs ont su relever en formalisant des pistes pour une renaissance de l’Europe : une renaissance sans langue de bois, sans détours ni complexes bref une vraie bouffée d’oxygène dans la période de trouble que nous vivons actuellement. Pour les plus impatients et (les plus curieux) ci-dessous le lien du site de la maison d’édition et un extrait du livre

Qu’est ce qui arrive à…l’Europe?

Extrait du livre : Alors EUR(H)OPE… ou pas ?

Le vendredi 24 Juin 2016 restera dans le processus européen comme la date du Brexit. Bien que le Royaume-Uni n’ait jamais été (loin s’en faut !) au cœur de l’Europe, ce vote (surprise ?) des britanniques fait remonter à la surface tous les maux du projet européen et rouvre en grand une question essentielle : l’EUROPE POUR QUOI FAIRE ? Cette question est d’autant plus légitime que l’Europe n’a pas entendu le Brexit pour piquer sa crise : crise politique, crise financière, crise économique, crise migratoire…Et pourtant, malgré toutes ces crises (ou peut être grâce à toutes ces crises), il semble bien que rien n’arrête une idée dont le temps est venu. Gageons donc qu’après l’échec du projet européen viendra la réussite de l’intention européenne. Les britanniques ayant tirés les premiers, rendons leur hommage en transformant notre sujet (l’Europe pour quoi faire ?) en un titre clin d’œil (Alors Eur(h)ope… ou pas ?) pour illustrer à la fois les difficultés et les enjeux de la poursuite du processus européen…si poursuite il y a ! Mais avant d’aller plus loin, demandons-nous quelle différence existe-t-il entre un projet et une intention pour prétendre que le projet européen était condamné d’avance alors qu’une intention européenne pourrait émerger avec succès ?

Management de l’Europe : Vers une Renaissance ?

A cette interrogation, apportons cette précision : par nature (surtout lorsque les politiques s’en empare) un projet est toujours extrêmement mécanique et s’accorde donc très mal avec les nombreux aléas caractérisant les périodes de mutations profondes que nous connaissons. Le projet européen, pensé il y a déjà fort longtemps, ne pouvait pas résister aux lames de fond déclenchées par les sauts de complexité engendrés par les ruptures économiques, technologiques, organisationnelles et éthiques qu’il a traversé.livre-europe Ces ruptures irrémédiables, irréversibles mais toujours incertaines ont affecté toutes les facettes de la vie du citoyen européen et ont, de fait, désynchronisées le projet européen et les citoyens européens. Construit sur des bases dépassées et balayées, le projet européen ne fait plus rêver, ne résout plus rien et s’embourbe dans des complications inextricables. Pas étonnant dans ces conditions que les élections européennes affichent, dans pratiquement tous les pays membres, un taux de participation parmi les plus bas de toutes les élections existantes.

A l’inverse d’un projet, une intention est beaucoup plus organique que mécanique. Elle s’accorde (presque au sens musical du terme) souvent avec l’air du temps car elle n’a pas vraiment de but à atteindre. Elle n’a pas forcément de destination précise. Elle souhaite juste voyager, s’échanger, s’enrichir, se « viraliser » au mieux en profitant de ce qui se présente devant elle, avec elle ou en elle. Une intention est donc par nature, beaucoup plus souple, beaucoup plus agile, souvent plus simple aussi qu’un projet et c’est pour cela qu’elle véhicule souvent quelque chose de plus favorable, de plus positif, de plus entrainant, de plus enchantant. Pour le dire autrement, un projet (par nature déterministe) sait où il va mais il ne sait pas toujours ce qu’il veut alors qu’une intention ne sait pas toujours où elle va mais elle sait toujours ce qu’elle veut ! Voilà résumé toute la différence entre la rigidité souvent repoussante d’un projet déterministe et l’agilité souvent attrayante de l’idée d’intention. C’est cette différence de nature fondamentale entre un projet et une intention qui explique que le projet européen est en train de mourir et c’est cette même différence fondamentale qui expliquera que l’intention européenne émergera !

La suite et bien d’autres choses encore vous attendent ici…

Qu’est ce qui arrive à…l’Europe?